Kompong Thom, entre ville et campagne
Kompong Thom, entre ville et campagne

Kompong Thom, entre ville et campagne

À la découverte de la campagne cambodgienne

Aujourd’hui, direction Kompong Thom, à mi-chemin entre Phnom Penh et Siem Reap où se situent les temples d’Angkor.
 
Le voyage en bus nous permet de découvrir la campagne environnante, du moins lorsqu’on sort enfin de la périphérie de Phnom Penh aux mille boutiques et industries de tout genre. Au-delà, les commerces sont remplacés par des villages sur pilotis faits de bois et de tôles, parfois de tuiles pour les plus riches. Derrière eux, les cultures verdoyantes s’étendent à perte de vue sans aucun relief pour les briser, simplement quelques arbres exotiques venant les ponctuer.
 
La ville de Kompong Thom n’a rien d’exceptionnel, ni de beau d’ailleurs. Toutefois elle a l’avantage de nous faire découvrir la vie d’une petite ville de province. Elle est aussi l’occasion pour nous de louer une moto pour rejoindre les temples de Sambor Prei Kuk à 30km de là et de faire ainsi nos premiers essais avant d’envisager un long périple au Vietnam avec ce moyen de transport.
 
Avec notre Honda dans les mains, louée à un Cambodgien, nous partons en direction des temples ! La route est plutôt bonne, si ce n’est à quelques endroits de travaux où les cailloux rendent la moto assez instable, et les km avancent tranquillement.
 
Ce trajet nous permet de vivre une véritable immersion dans la vie de campagne khmère. Nous traversons de nombreux villages et croisons de nombreux sourires, surtout de femmes et d’enfants, à la fois intrigués et heureux de nous voir ici (deux blancs sur une moto on n’y croirait presque pas). Partout les rizières et plantations de fruits bordent les routes, sans aucun relief.
 
Arrivés aux temples, le prix de la visite ayant augmenté nous n’avons finalement pas assez d’argent et nous ne verrons les temples que de loin. Malgré tout, nous sommes contents d’être venus jusqu’ici pour les paysages tout au long de la route.
 
Nous rentrerons toutefois péniblement à cause de la chaleur et des vibrations de la moto, assez vétuste quand même et surtout adaptée à la ville. Constat : il nous faudra une bonne moto de cross si nous voulons faire la route à moto au Vietnam sinon nos dos risquent de ne pas tenir le coup…

Temple de Sambor Prei Kuk dans la forêt,
Photo by Bram Wouters on Unsplash

Dîner à la cambodgienne

Cuisine de rue 2, Kompong Thom, Cambodge, Recits-nomades

Cuisine de rue, Kompong Thom
© Marie Dulin – Récits nomades

Après un petit tour dans la ville en fin de journée, nous nous posons à l’une des tables des stands de street food qui fleurissent autour du marché en fin de journée.
 
Nous y mangerons notre meilleur plat depuis le début du voyage : des nouilles sautées aux légumes et au poulet. Rien de compliqué mais tellement de saveurs ! Tout est fait si simplement dans une grande poêle posée sur un réchauffement à gaz par une jeune fille qui a une telle dextérité qu’elle en ferait pâlir les plus grands cuisiniers. Allez-y, vous serez repus pour 5$ !
 
Une pluie battante puis un orage s’abattent alors sur nous pendant le repas mais le moment n’en est que plus savoureux. À peine abrités par les toiles des restaurants itinérants, nous profitons pleinement de ce moment insolite.
 
Finalement, tout aurait pu nous paraître désolant aujourd’hui, entre les temples non visités, la moto fatigante et la pluie, et pourtant nous vivions intensément tous ces événements en voyant le bon côté des choses. La philosophie cambodgienne serait-elle en train de nous gagner ?

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