Kep,  entre jungle et océan
Kep, entre jungle et océan

Kep, entre jungle et océan

Kep, au rythme de la jungle et de l'océan

Pluie oblige, nous devons revoir nos projets de visites de la région de Kampot. Départ donc pour Kep, seconde ville côtière de la région, un jour plus tôt que voulu. À 30 min de route de là, il serait difficile d’espérer une meilleure météo mais la ville, plus petite, semble plus intime et plus paisible.
L’océan, cœur de la ville, bat le rythme, parfois serein, parfois déchaîné comme aujourd’hui. Toute la vie des habitants est tournée vers lui, entre pêche, tourisme et plages, malgré le nombre des déchets sur le sable, à notre plus grand regret… Il semblerait qu’aucun pays d’Asie n’apprenne à ses habitants que les poubelles existent…
 
À défaut de pouvoir profiter de « l’Ile aux Lapins » (Kho Tonsay, dont le nom vient de sa forme et non de la présence de lapins…) qui se trouve à 20 min de bateau de là à cause du tumulte océan (n’oublions pas que je suis malade sur un lac), nous pouvons tout de même apprécier une balade dans le parc national qui surplombe la côte.
 
Partant entre deux pluies torrentielles, nous nous enfonçant dans la jungle dense et humide. Ici, les lianes s’enroulent autour des arbres, pour la plus grande joie des macaques. Au loin des nuages épars recouvrent encore la montagne. À nos pieds, le chemin se transforme en rivières et torrents.
 
Nous commençons à nous habituer à la pluie incessante même si sa force nous étonne toujours. Sans crier gare, elle s’abat aussi soudainement que violemment, laissant derrière elle une terre inondée, des cours d’eau débordants et des êtres vivants trempés jusqu’à la moelle.
 
Peu à peu, les chemins se transforment en rivières, qu’il nous faut traverser avec de l’eau jusqu’aux chevilles. Une fois mouillés, soit en à peine une minute, peu importe finalement, autant profiter de la beauté des paysages humides…
Chemin du parc National de Kep, Cambodge

Chemin inondé dans le parc national de Kep

© Marie Dulin – Récits nomades

Immersion dans la vie locale au marché de Kep

Après l’effort nous retrouvons l’agitation du marché pour enfin goûter au fameux crabe bleu au poivre frais qui fait la fierté de la ville. Les casiers en osier, attachés aux rives, sont sortis à la demande afin d’y choisir les crabes qui seront directement cuisinés pour vous sur les feux voisins.
 
L’ambiance de ce marché est particulièrement exceptionnelle. On croirait qu’une seule grande et même famille le fait vivre, chacun ayant sa spécialité et collaborant : crabes, crevettes fraîches ou séchées, poissons ou calamars grillés au barbecue, boissons fraîches, bibelots en coquillages, pâtes à base de fruits de mer, riz sucré cuit dans des feuilles des bananiers, sucreries en tout genre…
 
Ne venez pas si vous n’aimez pas la seafood mais accourez dans le cas contraire car vous y goûterez les meilleurs produits de la mer de votre vie !
Crabe bleu au poivre vert, Kep, Cambodge

Crabe bleu au poivre vert cuisiné au marché de Kep

© Marie Dulin – Récits nomades

La révélation : le crable bleu au poivre vert

Le crabe au poivre vert est sans aucun doute le meilleur plat de fruits de mer que j’ai pu déguster. Le léger piquant des baies fraîches se mêle parfaitement à la douceur sucrée de la sauce pour envelopper la fine chair de crabe. Ces petits crabes sont naturellement bien plus savoureux que leurs homologues européens et ne conservent pas le fort goût iodé écœurant. Les doigts et la bouche recouverts de sauce, nous savourons allègrement ce moment.

Je crois que je ne saurais m’en lasser même s’il m’était donné de le manger tous les jours…

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