Éveil des sens à Kampot : marché, cuisine et poivre
Éveil des sens à Kampot : marché, cuisine et poivre

Éveil des sens à Kampot : marché, cuisine et poivre

De l'agitation de Phnom Penh à la campagne verdoyante

La capitale nous paraît bien frénétique et étouffante après notre retraite dans la jungle. Le choix d’un hôtel bénéficiant d’un un large rooftop avec des basses jusqu’à 3h du matin n’arrange rien.
 
Ici pas d’insonorisation ni de voisin qui crie quand le son est trop fort, apprends à dormir en pleine agitation. Heureusement, nous quittons la ville dès le lendemain pour rejoindre la ville côtière de Kampot, même si, une fois encore, les manifestations pour le parti nous rendront la tâche difficile, transformant le trajet de 4h en 7h…
 
Peu à peu, le paysage se transforme, laissant apparaître en toile de fond la chaîne montagneuse des éléphants (finalement on ne les quitte jamais vraiment), recouverte de forêts denses et verdoyantes. Au pied, les plants de riz dépassent à peine de la surface de l’eau.
 
La pluie ne semble pas vouloir cesser de tomber, faisant plier toute forme de vie sous elle. Les routes sont, par endroits, inondées, y compris en pleine ville, et les pistes de terre meuble (soit 90% des routes), déjà aléatoires en temps normal, sont désormais impraticables. Nous ne pourrons pas atteindre les montagnes, dommage…
Poivre de La Plantation Kampot, Cambodge

Poivre de Kampot, La Plantation

© Marie Dulin – Récits nomades

Des sens en éveil à Kampot : marché, cuisine et poivre

La région de Kampot est mondialement réputée pour son poivre, qui se classe au rang des meilleurs grâce au microclimat dont il bénéficie. Sur les conseils de Lise et Thomas, nous visitons aujourd’hui une des plantations, à quelques kilomètres de la ville.
 
Pour l’heure, nous nous plongeons dans l’agitation matinale du marché de Kampot où nous venons acheter les denrées nécessaires pour notre cours de cuisine à la plantation, le midi même. Nous y rencontrons Maé et Florian, avec qui nous cuisinerons et passerons la soirée foot (je n’en dirais pas plus, je n’aime pas particulièrement le foot…).
 
Le chef cambodgien qui nous accompagne est un véritable puits de savoir dans cet immense bordel où l’on ne sait plus où donner de la tête. On peut enfin mettre des parfums et des mots sur les multiples légumes, fruits et poissons qui nous sont si étrangers. Nos sens sont en éveil.
La Plantation se situe dans un cadre exceptionnel, enclavée par les montagnes et bordée par un lac. Avant de cuisiner, nous apprenons tous les secrets du poivre et croquons dans les différentes baies, à nos risques et périls ! La finesse du poivre rouge, le goût fleuri du caviar de poivre long et la fraîcheur du poivre noir fermenté à la fleur de sel font vriller nos papilles.
 
Et qu’en sera-t-il des plats que nous cuisinerons… Ici on ne badine ni avec la quantité des produits utilisés, ni avec celle des épices ! À défaut de pouvoir vous ramener la vie cambodgienne nous pourrons au moins éveiller vos papilles à leurs plats traditionnels : amok de poisson, bœuf lok lak et curry vert de légumes. Ne soyez pas si impatient ! Bon, et puis pour vous nous les ferons moins épicés car, après la cuisine, la dégustation et là vous avez intérêt à ne pas craindre le piquant !

Kampot, une ville endormie ?

La ville de Kampot en elle-même semble sortir doucement d’un long sommeil. Abandonnée pendant la guerre civile, elle commence seulement à reprendre des forces, soutenue par la renaissance des plantations et le tourisme. De nombreuses maisons semblent encore abandonnées ou tombent en lambeaux et certaines rues sont totalement désertes. Seules deux ruelles investies par les expatriés français donnent un peu de vie à la ville endormie.
 
Entourée par les montagnes, elle se prendrait presque pour un volcan. Quand te réveilleras-tu ?
Cours de cuisine à La Plantation Kampot, Cambodge

Cours de cuisine à La Plantation, Kampot

© Marie Dulin – Récits nomades

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